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Le rosé des Riceys

fête ses 70 ans !

1947-2017 : 70 ans que l’appellation rosé des Riceys est le fleuron de cette commune qui est également le plus grand terroir de toute la Champagne.

Cette année 2017 sera marquée par le 70e anniversaire de l’appellation rosé des Riceys. Le syndicat de producteurs compte fêter dignement l’événement en organisant une grande dégustation « verticale » de l’appellation : une dégustation de millésimes en remontant dans le temps. Les 13 producteurs seront sollicités.
Pour ressortir de leurs caves leurs précieux nectars et faire part de quelques anecdotes.

Le 70e anniversaire de l’AOC rosé des Riceys n’aura lieu que le 8 décembre 2017, mais les producteurs ont décidé de le célébrer au fil de cette année et, tout particulièrement, vendredi 9 juin.

Le rosé des Riceys, l’une des trois appellations ricetonnes avec le champagne et le coteau champenois, est un vin de passion. Un vin d’exception aussi et pas seulement pour sa finesse et son goût, mais aussi parce que sa production est confidentielle. Sur les 860 ha en AOC Champagne que compte, en effet, le finage des Riceys, seulement 350 ha sont classés en appellation rosé et 10 % exploités.

Les coteaux retenus dans l’AOC sont pentus, les mieux exposés et les vignes souvent assez vieilles. L’AOC rosé des Riceys n’est accordée que dans la limite du rendement de l’AOC Champagne de l’année.

Une appellation sur une zone qui se limite à un seul village

On ne fait du rosé des Riceys que les bonnes années, avec des raisins de pinot noir d’une qualité sanitaire irréprochable et d’une bonne maturité, cueillis par temps sec et n’accusant pas moins de 10 º naturels. L’an passé, très peu de producteurs ont décidé de faire du rosé des Riceys, tout comme en 2001 et 2007. En 1990, en revanche, 100 000 bouteilles ont été produites.

L’élaboration de ce vin est l’affaire de vignerons passionnés et compétents, qui doivent suivre un cahier des charges des plus précis. Une élaboration jalonnée de contrôles stricts jusqu’à l’accord de mise sur le marché. Une fois triés et encuvés à la vendange, les raisins sont légèrement foulés avant la macération.

Une macération de trois à six jours qui sera étroitement surveillée, heure par heure, de jour comme de nuit, jusqu’à ce que le vigneron décide que les arômes particuliers et le goût typique sont atteints. Il lance alors la décuvaison et le pressurage.

Le rosé des Riceys doit avoir la puissance du vin rouge sans en avoir les tanins. Sa couleur peut être, selon les années, plus ou moins soutenue. Dans chaque millésime, se perçoivent, dit-on, «  les arômes de fruits rouges, fruits secs et pain d’épices  ».

C’est dans les caves, ensuite, que le rosé des Riceys gagne en complexité. Et il peut se garder très longtemps car, le 9 juin, il sera proposé à des professionnels, une dégustation dite « verticale » partant de 1947 pour arriver jusqu’à nos jours.

Sur les tables des restaurants

«Nous sommes quelques-uns à avoir dans nos caves de quoi faire cette dégustation. Cette AOC n’est pas banale et nous voulons vraiment le montrer», insiste Pascal Morel, depuis trente ans président du syndicat de défense né en 1968, devenu syndicat de producteurs et dernièrement organisme de défense et de gestion de l’AOC.

Le rosé des Riceys n’a rien à voir avec un rosé classique. Il accompagnera parfaitement les crustacés, poissons à chair fine, viandes blanches ou des fromages frais et doux, le chaource notamment.

Depuis vingt ans, il a sa bouteille gravée des armoiries des Riceys.

Et c’est de tout cela qu’il sera question en marge de la dégustation, le 9 juin.

Et Pascal Morel d’ajouter : «Ce jour est réservé aux professionnels avec une découverte du terroir l’après-midi, un déjeuner, peut-être dans les vignes, et une soirée avec les partenaires sous la halle. Nous avons comme parrain le restaurant Les Crayères de Reims et son sommelier qui sera présent. Tout cela va se préciser dans les semaines qui viennent. Nous voudrions aussi associer les restaurateurs locaux pour qu’ils proposent à tout un chacun de déguster ce vin de la meilleure des manières avec leurs recettes ou menus du terroir.»